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Appel du 3éme Congrès de la FNME-CGT aux salariés actifs, inactifs et retraités.
OFFENSIFS ET DETERMINES Pendant 4 jours, à Lille, 735 délégués sont venus de toutes les régions de France, engagés syndicalement dans des entreprises, publiques et privées, du secteur de l’énergie. Elles et ils ont débattu, échangé leurs expériences, élaboré des orientations et ouvert des perspectives pour améliorer les conditions de vie et de travail de celles et ceux qui créent les richesses au sein de ce secteur. Secteur de l’énergie : Un constat commun se dégage. Salariés du secteur de l’énergie notre situation sociale se dégrade ! Les droits et acquis sociaux des salariés sont attaqués. Le stress, la souffrance et les atteintes à la santé au travail s’amplifient sous l’effet d’une prégnance de plus en plus forte des logiques de l’argent roi. Aucun salarié du secteur n’est épargné. Cette situation est d’autant plus insupportable que les entreprises affichent des niveaux record de profits. Alors que le travail doit être source d’émancipation et d’épanouissement pour chaque individu, nous sommes de plus en plus nombreux à exprimer notre mal vivre au travail, du stress et à l’extension de toutes formes d’harcèlement. Les « pouvoirs » conférés aux équipes d’encadrement sont confisqués pour ériger un management centralisé tuant toutes possibilité de créativité et de réflexion au profit d’une »robotisation » des individus. Les collectifs de travail explosent ! La profonde réforme imposée aux agents d’EGD en témoigne. La sous-traitance, source de précarisation des emplois, constitue le socle des logiques d’entreprises. Partout la réduction des coûts pour répondre aux exigences de rentabilité devient la norme. Le pouvoir d’achat s’étiole alors que la part des richesses redistribuées aux actionnaires augmente au détriment des salaires et de la reconnaissance des qualifications. La précarité dans les familles se fait de plus en plus criante. L’argent consacré au financement des régimes de protection sociale solidaire régresse. Les retraités de toutes les entreprises du secteur voient leurs droits réduits et leur niveau de vie se détériorer. La criminalisation de l’action syndicale devient la règle dans bon nombre d’entreprises. Au moment ou le secteur de l’énergie est confronté à des enjeux extrêmement lourds cette situation sociale dégradée inquiète. Elle crée un climat délétère dans les entreprises. Elle freine notre mobilisation pour promouvoir le développement industriel et la réponse aux exigences du service public de l’énergie. Elle détourne les entreprises de leurs missions fondamentales pour les mettre au service exclusif des actionnaires et de la rentabilité du capital. La recrudescence des procédures disciplinaires et judicaires, les menaces de licenciement, liés à l’exercice de l’activité syndicale (à Paris, Valence, Poitiers, Marseille, Tulle, Paluel etc) est bien réelle et déclenche une colère bien légitime. La FNME – CGT s’engage à défendre pied à pied les militants et tous les salariés lourdement mis en cause, elle exige des Directions d’entreprises l’arrêt de toutes ces procédures. Elle soutient les actions collectives de réappropriation de l’outil de travail.
Mais, qu’on se le dise : cette situation sociale dégradée renforce notre détermination à AGIR pour obtenir la satisfaction sur nos revendications.
De nombreuses luttes se développent dans les entreprises du secteur. Des succès sont obtenus ! L’action syndicale a permis de réintégrer dans leur dignité et leurs droits un millier de salariés militants de la CGT. Vous êtes nombreux, jeunes et moins jeunes, à rejoindre la CGT pour passer à l’offensive, prendre votre avenir en main et briser les chaînes de l’isolement généré par le cloisonnement voulu et organisé du travail. Vous avez été nombreux à exprimer, sous des formes diverses, votre opposition à la poursuite du processus de libéralisation et de privatisation des entreprises. Votre véritable attachement au service public et vos actes de solidarité à l’image des opérations « Robins des Bois » interpellent toute la société. Certes, nous ne sommes pas encore parvenus, faute d’un rassemblement citoyen suffisant, à endiguer le processus de marchandisation de l’énergie et la soumission de la recherche aux critères de rentabilité, mais nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait, ensemble, pour sensibiliser, interpeller et mobiliser les élus et les usagers. Nous avons gagné la bataille de l’opinion publique et ce n’est pas rien ! Mais malgré cela le gouvernement, disposant d’une majorité au parlement, a choisi de faire voter cette loi ouvrant la possibilité de privatiser Gaz de France et de généraliser la concurrence au 1/07/2007. La bataille n’est pas terminée et nous entendons profiter de la victoire que nous venons de remporter pour redonner du souffle à nos luttes afin de gagner le retrait de ce projet de fusion/privatisation dont les conséquences éclabousseraient l’ensemble des entreprises du secteur. A l’inverse de ces politiques de régressions, la CGT considère qu’il y a lieu d’investir dans les hommes et les femmes qui créent les richesses dans les entreprises de ce secteur vital pour l’économie du pays. La sécurité en matière d’exploitation des outils de production, tout particulièrement le nucléaire, est un enjeu majeur. Les progrès technologiques, l’optimisation des organisations du travail génèrent des gains de productivité qui doivent retourner aux salariés et aux usagers et non aux actionnaires. Des milliers d’embauches doivent être réalisés pour renouveler les compétences et préparer de manière efficace l’avenir énergétique de notre pays. Les budgets alloués à la recherche sont insuffisants. Ils doivent être à la hauteur des enjeux pour permettre d’engager réellement, dans les plus brefs délais, les recherches sur la future filière de réacteur nucléaire de 4é génération et sur la fusion contrôlée en soutien au projet international ITER. Toutes les entreprises du secteur doivent contribuer aux investissements nécessaires pour éviter les ruptures d’approvisionnement. Ca URGE ! Des projets industriels porteurs d’emploi et préparant l’avenir sont annoncés. La CGT s’en félicite ! La mise en œuvre d’un nouveau type de croissance rompant avec le productivisme généré par le capitalisme est une nécessité. Les enjeux relatifs au réchauffement climatique sont cruciaux. Pour répondre aux défis du millénaire, des efforts de recherche colossaux doivent être réalisés dans chaque entreprise du secteur. L’énergie, bien public mondial, doit être sortie de la sphère marchande. L’ouverture des marchés doit être combattue. La mise en place de pôle publics, nationaux et régionaux, dont le cœur serait EDF et Gaz de France renationalisés et fusionnés dans une entreprise 100% public permettait d’avancer dans ce sens. La question de la maitrise publique concernant l’accès aux ressources pétrolières est posée, tout comme celle de la relance charbonnière. Au moment où les actionnaires sont à l’offensive pour mettre la main sur ce secteur, la FNME-CGT avance des propositions crédibles pour combattre le pouvoir des actionnaires et renforcer la maîtrise et le contrôle publique en attribuant des moyens accrus aux élus et citoyens en France et en Europe, en interdisant les coupures, en portant le droit à l’énergie pour tous.
Tous ensemble à l’offensive !
La FNME – CGT décide de renforcer sa campagne pour obtenir l’arrêt du processus conduisant à la fusion Suez – Gaz de France. En s’appuyant sur l’unité syndicale et sur l’investissement de toute la CGT, il est possible de mettre en échec le projet et de faire avance une alternative pour Suez, comme pour Gaz de France. Suez doit être protégée d’OPA hostiles par une augmentation des participations publiques dans le capital. S’agissant de Gaz de France, la fusion avec EDF représente un projet crédible et qui rassemble de plus en plus au plan syndical comme au plan politique. Le congrès de la FNME décide de préparer une grande initiative, qu’elle souhaite unitaire début janvier, pour accroître la pression sur le gouvernement et obtenir le retrait du projet de fusion/privatisation Suez-Gaz de France. Il exige des futurs candidats aux élections de 2007 des engagements précis en matière de renationalisation de l’électricité et du gaz, la fusion d’EDF et Gaz de France et la démocratisation du service public. En même temps que les syndicats de la FNME sont engagés dans cette bataille d’intérêt général, ils veulent développer l’action revendicative sur les questions de salaires et d’emploi comme sur tout ce qui touche à la vie des salariés actifs, inactifs et retraités. La FNME s’inscrit pleinement dans la quinzaine d’action confédérale début décembre. Elle veut s’atteler à faire grandir les revendications sur les conditions de travail, de logement, de protection sociale. Nombreux sont les salariés des Mines et de l’Energie qui ont exprimé leur satisfaction et leur confiance après la décision de justice qui a reporté à 2007 la fusion Suez – Gaz de France. La FNME – CGT lance un appel aux salariés, qui mesurent à travers ce résultat l’efficacité de l’action syndicale, les incitant à prendre leur place dans l’organisation syndicale. C’est du nombre de ses adhérents que dépend la capacité d’action et donc l’efficacité de la CGT. Faire le choix de se syndiquer, c’est aussi se donner les moyens d’une expression libre et indépendante face à la Direction de son entreprise. Cette liberté de revendiquer et de s’exprimer sur la marche de l’entreprise permet l’efficacité économique et sociale au service de l’intérêt général.

Synthèse du débat sur le nouveau système de répartition de la cotisation
« A partir des éléments recueillis dans la simulation sur le nouveau système de répartition de la cotisation, nous proposons le financement du champ professionnel des mines et de l’énergie sur la base d’un pourcentage fixé à 29%, explique Hervé Delorme dans son introduction au débat.
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Retransmission du congrès
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Jérome Bas 23 ans, gazier à Chaumont, le plus jeune délégué du congrès

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